Un fait divers de trop ?
En 2008, un schizophrène âgé de 56 ans a fugué alors qu’il était en promenade dans la cour de l’hôpital où il disposait d’un accès libre au parc. Muni d’un couteau, il a poignardé l’étudiant en sortant du magasin d’une rue commerçante de Grenoble. Le comportement de cet homme ne justifiait pas qu’on le place en unité pour malade difficile (UMD).
Sarkozy réclame une loi sur la psychiatrie
Choqué par ce fait divers, Nicolas Sarkozy a demandé à Roselyne Bachelot de lancer une réforme de l’hospitalisation psychiatrique permettant de mieux encadrer les sorties des établissements, d’améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui, dans le cadre notamment de la création d’un fichier national des hospitalisations d’office, et de clarifier le partage des compétences administratives dans le pilotage de ces dossiers.
Réforme de l’hospitalisation psychiatrique
La réforme de l’hospitalisation psychiatrique sera débattue au Parlement à l’automne. "C’est une loi importante" qui "remplace la notion d’hospitalisation par celle de soins" et qui ouvre "la possibilité d’une prise en charge, soit en hospitalisation, soit en soins ambulatoires, selon l’avis médical", a confié Roselyne Bachelot à Libération.
Selon la ministre de la santé, "l’entrée dans les soins se fera d’abord en hospitalisation complète" comprenant "un premier temps d’observation et de soins d’une durée maximale de 72 heures" qui comporte trois certificats médicaux. Ensuite, il sera possible de prendre en charge le patient en soins ambulatoires ou en hospitalisation partielle.
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