Sanofi Pasteur, la division vaccins de Sanofi-Aventis (SAN.FR), a annoncé ce lundi 12 avril 2010 la conclusion d’un accord de partenariat stratégique avec Naval Medical Research Center (NMRC), le Centre de recherches médicales de la marine américaine (NMRC) pour développer un nouveau vaccin contre l’ETEC (Escherichia coli entérotoxigène).
La technologie de ce nouveau vaccin, à base de l’adhésine de l’ETEC, a été développée par le Centre de recherches médicales de la marine américaine. Elle fait l’objet d’une licence exclusive accordée au groupe Sanofi.
L’accord porterait également sur une autre technologie mise au point conjointement par le Naval Medical Research Center et l’Université du Colorado à Denver (Etats-Unis), qui permet d’empaqueter efficacement l’adhésine de l’ETEC avec un autre composant vaccinal, une anatoxine.
La diarrhée est le problème de santé le plus souvent observé chez les voyageurs qui se rendent dans les pays sous-développés. En général, les épisodes de diarrhée du voyageur débutent de façon abrupte pendant le voyage ou peu de temps après le retour à la maison et sont généralement spontanément résolutifs. Le principal déterminant du risque est la destination et le type de voyage (hôtels cinq étoiles par opposition aux voyages d’aventure).
La diarrhée du voyageur est une maladie débilitante qui peut être particulièrement difficile à traiter dans un endroit éloigné et peu familier. Jusqu’à 50 % des voyageurs en provenance de pays industrialisés peuvent s’attendre à avoir au moins un épisode de diarrhée aiguë pendant un séjour de 2 semaines dans un pays en développement, et 20 % seront confinés au lit pendant une journée(2,3). Le risque de souffrir de diarrhée du voyageur n’est pas le même dans tous les pays en développement. Par exemple, dans les Antilles, en Europe de l’Est et du Sud, le risque est de 15 % à 20 %, tandis qu’en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine, il atteint de 20 % à 50 %.
Les aliments contaminés sont une cause fréquente de diarrhée du voyageur et c’est Escherichia coli entérotoxigène (ETEC) qui est le plus souvent associé à la transmission alimentaire. Notons cependant que ces éclosions récentes de ETEC survenues sur des bateaux de croisière ont mis en lumière la possibilité que les toxi-infections soient également transmises par l’eau.
Dans les pays en développement, il existe de nombreuses occasions de contamination des aliments, dont la fertilisation des cultures avec des excréments humains, la conservation et le transport inadéquats des aliments, une réfrigération peu fiable, la non-pasteurisation des aliments et des pratiques non hygiéniques de manipulation des aliments.
Sandrine Eba
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