Parmi les plus de 250.000 personnes qui ont péri à la suite du tremblement de terre de magnitude 7 qui a frappé la région de Port-au-Prince le 12 janvier, figuraient 73 médecins, infirmières et soignants. Trente des 62 hôpitaux du pays ont été gravement endommagés et plus de 500 étudiants en médecine ne sont plus en mesure de poursuivre leurs études.
Pour ce qui est des besoins les plus urgents d’Haïti, le docteur Gabriel Timothée, directeur général du ministère de la santé publique, a cité la construction de bâtiments temporaires ou en préfabriqué, la formation en médecine d’urgence, l’aide aux étudiants en médecine pour qu’ils puissent poursuivre leur éducation, et un soutien psychologique à certains des citoyens les plus touchés par ce séisme.
« L’un des défis auxquels nous sommes actuellement confrontés est l’appui psychologique que nous devons fournir à plus de 4.000 personnes qui souffrent de maladies mentales. Ces soins ne sont pas une priorité pour le ministère de la santé mais c’est une question cruciale à laquelle nous devons faire face. »
Haïti compte près de 10 millions d’habitants, a ajouté le Dr. Timothée, mais il y a seulement deux médecins et moins de deux infirmières pour 10.000. Moins de 300 médecins sont diplômés chaque année et un grand nombre d’entre eux quittent Haïti pour aller exercer leur profession dans d’autres pays où les salaires sont meilleurs.
Il faudra, entre autres, mettre au point un plan qui réponde à plusieurs nécessités, notamment la reconstruction des établissements éducatifs et de soins en intégrant une fondation technique qui puisse accommoder des traitements et une éducation fournis selon les normes du XXIe siècle (y compris la télésanté et la télémédecine) ; établir les normes d’accréditation et d’homologation pour les écoles professionnelles et les centres de soins en Haïti ; créer une stratégie au niveau des collectivités pour que les bénévoles, les équipes de soins, les fournitures et le matériel soient mieux coordonnés et qu’un inventaire exact permette d’allouer les ressources avec plus de précision tout en réduisant les chevauchements pour la livraison des fournitures et le déploiement des soignants bénévoles.
Le docteur Rubens Pamies, coprésident de la conférence et vice-chancelier des affaires académiques au centre médical de l’université du Nebraska, a indiqué qu’Haïti avait besoin entre autres de rebâtir les établissements de l’éducation médicale et les centres de soins en y incorporant les éléments techniques de base qui leur permettront d’accommoder les traitements et l’éducation du XXIe siècle, y compris la télémédecine.
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