De nouvelles études et publications scientifiques internationales ayant été publiées ces derniers mois sur le Bisphénol A (BPA), l’Agence de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) s’est autosaisie en octobre dernier et a demandé à ses comités d’experts spécialisés de les examiner avec une plus grande attention et d’auditionner le Réseau Environnement Santé qui dénonce la dangerosité de ce produit.
Sur la base de cette expertise, l’Agence de sécurité sanitaire des aliments conclut que la méthodologie de ces études ne permettrait pas encore d’interprétation formelle des données qui remettant en cause les précédentes évaluations du risque sanitaire. Cependant, des effets subtils qui ont été observés sur le comportement après une exposition in utero et pendant les premiers mois de vie chez des petits rats amènent l’Afssa à poursuivre son travail d’expertise, en lien étroit avec l’Efsa et le réseau international des agences, pour tenter de comprendre la signification en terme de santé humaine de ces signaux d’alerte, et pour éclairer le consommateur tout en permettant aux pouvoirs publics de prendre des mesures appropriées.
Dans l’attente, l’Afssa recommande d’acquérir des données françaises sur la présence de bisphénol A (BPA) dans le lait maternel, chez le nourrisson et dans les laits maternisés. L’agence recommande également de chercher d’autres sources d’exposition au BPA que les matériaux au contact des aliments (eaux, poussières domestiques, contact avec les objets en polycarbonate). L’Afssa propose de définir rapidement une méthodologie adaptée à la détection d’une toxicité potentielle, chez les humains et à basse dose, du bisphénol A mais aussi des produits de substitution et plus largement des perturbateurs endocriniens.
Les signaux d’alerte observés avec le bisphénol A (BPA) soulèvent la problématique plus globale de l’évaluation des perturbateurs endocriniens, précise l’Afssa.
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