Le second axe vise à agir sur la pratique des professionnels de santé, tout particulièrement les médecins, généralistes et gynécologues, les sages femmes, les pédiatres mais aussi, les pharmaciens et les infirmières scolaires. Des outils sont mis à leur disposition pour les aider à accompagner les femmes et les couples dans leur demande de contraception. C’est le cas des recommandations de pratique clinique intitulées « Stratégies de choix des méthodes contraceptives », des documents de l’INPES (Repères pour votre pratique) et de la création d’une rubrique spécifique sur le site Internet de la campagne.
L’amélioration de l’accès à la contraception, notamment pour les mineur(e)s dans les centres de planification ou d’éducation familiale entre dans le troisième axe de cette stratégie qui invite les professionnels de santé à prendre en compte la situation socio-économique de leurs patientes lors de la prescription d’une méthode contraceptive. Le dernier axe concerne l’amélioration des connaissances en matière d’utilisation des moyens contraceptifs. Une enquête a été menée par la DREES au printemps dernier. Les premiers résultats sont attendus à la fin du premier trimestre 2008. Ils devraient apporter des informations sur la situation contraceptive de femmes ayant recours à une interruption volontaire de grossesse. Enfin une seconde étude sera lancée prochainement6 dans 4 pays européens afin comparer les politiques menées en matière de contraception : Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni et Espagne.
Un dispositif de communication pour tous les publics
La contraception s’impose souvent comme une évidence. Rarement questionnée et peu expliquée, elle ne devient sujet qui interpelle que lorsqu’il est « trop tard », qu’il y a eu oubli de pilule, rupture de préservatif, ou tout autre échec dans l’utilisation d’un moyen contraceptif. À partir de ce constat, comment initier une nouvelle « culture contraceptive » qui favorise une meilleure utilisation des différentes méthodes de contraception ? Comment contribuer ainsi à réduire le nombre de grossesses non désirées parmi les jeunes femmes de 20-30 ans, les adolescentes et les femmes en situation de vulnérabilité ?
La campagne menée à la demande du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) répondra à ces questions : tout d’abord en portant à la connaissance de tous l’existence d’une large palette de méthodes pour aider chaque femme et chaque couple à choisir celle qui lui convient le mieux, ensuite en entraînant différents publics, utilisateurs comme prescripteurs, dans une démarche de choix réfléchi.
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