Alors qu’un rapport sur l’état des lieux de la contraception et de l’avortement lui est remis ce mardi, la ministre de la santé Roselyne Bachelot se dit "frappée d’apprendre que deux tiers des filles de 3e pensent encore qu’on ne peut pas tomber enceinte lors du premier rapport sexuel".
Etat des lieux de la contraception
Quarante ans après sa légalisation, la contraception est généralisée en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Elle se traduit principalement par l’utilisation de la pilule contraceptive, la stérilisation étant très peu répandue contrairement à beaucoup d’autres pays du Sud ou du Nord. Ces dernières années, la crainte du sida a fait progresser l’usage du préservatif.
Le contrôle des naissances est une question de santé publique de vaste ampleur puisqu’il concerne potentiellement, à un moment ou l’autre de la vie, l’ensemble de la population française. Si on prend en compte la population âgée de 18 à 45 ans, la contraception concerne en France approximativement 32 millions de femmes et d’hommes.
Une large diffusion de la contraception en 40 ans :
Les méthodes contraceptives ont connu une large diffusion depuis le vote, en 19671, de la Loi Neuwirth, il y a exactement 40 ans. Depuis cette date, la France est devenue un des pays où le taux de contraception, notamment en ce qui concerne les méthodes nécessitant une prescription médicale, est le plus élevé au monde. Seules moins de 5 % des femmes concernées par la contraception n’utilisent aucune méthode contraceptive.
Les dernières données disponibles permettent de faire le bilan des pratiques contraceptives près de 30 ans plus tard. Plus de deux femmes sur trois entre 20 et 49 ans (69 %) utilisent une méthode contraceptive. Les autres, qui n’en utilisent pas, ne sont pas pour autant exposées au risque d’une grossesse non désirée : 7% sont stériles – elle ou leur partenaire – de façon naturelle ou parce qu’elles ont subi une opération stérilisante, 11 % n’ont pas de partenaire sexuel, enfin 8% sont enceintes ou cherchent à le devenir. Il ne reste donc que 3% de femmes n’entrant dans aucune des catégories ci-dessus, et disant ne plus vouloir d’enfants et n’utiliser aucune méthode contraceptive.
Suivez Santé Plus France sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter


Version imprimable



