Là en effet, on camoufle aux peuples son bilan de santé même si physiquement l’organisme ne répond visiblement plus. On préfère s’accrocher malgré tout, quitte à ce que les affaires du pays en pâtissent. Les exemples en la matière foisonnent en Afrique et il n’y a pas très longtemps c’est le cas du président nigérian, Umaru Yar’Adua, qui a défrayé la chronique. Ce dernier, en effet, s’est envolé le 23 novembre 2009 pour l’Arabie Saoudite en vue d’y consulter ses médecins personnels.
La présidence a fait une laconique annonce qui donne très peu d’informations sur la santé du chef de l’Etat, disant qu’il souffrirait d’une affection cardiaque et qu’il n’avait aucune raison de s’alarmer. Pourtant si, puisque l’état inflammatoire de l’enveloppe du cœur, le péricarde, montrerait davantage de détérioration et nécessite une sérieuse réflexion et une action appropriée. Par cinq fois, le président s’est rendu à l’étranger pour des raisons évidentes de santé. Malgré tout il continue à gouverner le géant de l’Afrique envers et contre tous.
Comme lui, beaucoup d’autres responsables politiques cachent intelligemment leurs maux, oubliant que même le fer finit par se rouiller. L’exemple du ministre des Finances japonais vient nous rappeler qu’il est plus sage de ménager sa santé, et de laisser son rôle à celui qui jouit d’un bon état d’esprit et de corps. Si seulement cet exemple pouvait servir à certains de nos dirigeants africains qui préfèrent mourir au pouvoir.
Rabi Mitbkèta
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