Le journal Science Translational Medicine revient sur les travaux d’une équipe de chercheurs de l’université d’Alberta montrant que le dichloroacétate (DCA) peut provoquer une régression de plusieurs cancers, notamment du poumon, du sein et de tumeurs au cerveau.
Les auteurs de l’étude ont démontré que le dichloroacétate répare les dommages causés par le cancer aux mitochondries, les unités au sein des cellules qui convertissent les nutriments en énergie. Lors des tests menés sur certains patients, il a été constaté une "réduction de tumeurs cancéreuses à la fois dans les éprouvettes et sur des animaux", explique le professeur Evangelos Michelakis, qui a dirigé l’équipe de chercheurs.
Les cellules cancéreuses suppriment leurs mitochondries, ce qui les empêche de mourir. Les chercheurs affirment que "le DCA permet de renverser ce phénomène et de reprogrammer les cellules cancéreuses pour qu’elles redeviennent mortelles".
Dans le même sens, le chercheur Sébastien Bonnet précise que le "DCA n’a aucun effet sur les cellules saines alors qu’actuellement les médicaments ne sont pas capables de les différencier des cellules cancéreuses".
De son côté, la Société canadienne du cancer a émis un avertissement en vue de déconseiller l’automédication au moyen du dichloroacétate (DCA). "Le problème avec ce médicament, c’est qu’on ne sait pas s’il risque d’accélérer le décès ou de nuire gravement à la qualité de vie des patients pour les mois qu’il leur reste », a dit Heather Logan, directrice des politiques sur les traitements à la Société canadienne du cancer.
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